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Né en 1928 à Abbazia en Italie ( à présent Opatija en Croatie), Frank Horvat acquiert son premier appareil à l'âge de quinze ans. Il étudie le dessin à Milan puis est employé dans une agence de publicité comme graphiste.
En 1949, il réalise ses premiers reportages, de façon indépendante : il vient à Paris où il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, va en Inde et au Pakistan (il apprend les rudiments de la langue de chacun de ces pays), et séjourne à Londres où il travaille pour "Life" et "Picture Post". Les photos de cette période présentent un caractère "documentaire". Puis Horvat, qui s'installe en France, se spécialise dans la photo de mode. Il la renouvelle en utilisant un 24x36 et en photographiant ses modèles dans des mises en scènes -souvent pleines d'esprit mais toujours en lumière et savamment composées- qui intègrent les décors du quotidien : la rue, les bistrots, les magasins, la campagne… Il partage ainsi son temps entre l'Europe et les Etats-Unis pour des journaux tels que "Jardins des Modes", "Elle", "Glamour", "Vogue", "Harper's Bazaar". Il poursuit cependant son activité de photographe-reporter. De 1958 à 1961, il est à l'agence Magnum, en 1962/1963 fait un voyage autour du monde pour le magazine allemand "Revue". En 1976, il inaugure conjointement couleur et projets personnels. Alterneront photographies de studio et d'extérieur (Vraies Semblables, Portraits d'arbres et New York Up and Down) dont le dénominateur commun pourrait être une sorte de pictorialisme.
Dans le courant des années 80, Frank Horvat est menacé de cécité. Ne voulant cesser d'œuvrer à la photographie, il réalise alors une série d'entretiens avec ses plus illustres confrères, (Boubat, Doisneau, Riboud, Sieff, Mac Cullin…) qui est aujourd'hui considérée comme un ouvrage de référence :"Entre vues".
Féru de technologie, Horvat est le premier de ces grands photographes à expérimenter l'imagerie numérique. Il met à profit les ressources et les facilités de ces nouvelles techniques pour proposer des œuvres fortement empreinte d'onirique (Bestiaire, Chimères, Métamorphoses d'Ovide) et pour poursuivre sa recherche sur la couleur (Promenades à Boulogne-Billancourt, La Véronique). Il reste cependant fidèle à son éclectisme et réalise, par exemple, de remarquables photographies de sculptures (Degas, Figures romanes, Robert Couturier).
Tant en France qu'à l'étranger, de nombreuses collections publiques possèdent ses tirages.
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